Types d'états dépressifs


28 Sep
28Sep

Il n'existe pas une dépression mais différents états dépressifs. Trouble bipolaire, dépression saisonnière, dépression psychotique... Bien que présentant les mêmes symptômes cliniques, ces pathologies sont traitées au-travers de thérapies radicalement différentes.


Dès les premiers signaux, le mieux reste de foncer chez un spécialiste avant que la situation ne s'aggrave.


Comment diagnostiquer une dépression

N'essayez surtout pas d'identifier une dépression vous-même. Seul un médecin est habilité à le faire.


Au-travers de questions précises sur des thèmes aussi variés que l'envie de manger, la qualité du sommeil ou l'humeur générale, il dresse le profil psychologique du patient. À lui de déterminer ensuite s'il y'a lieu d'intervenir ou pas.


Grâce à un système de points, la dépression peut être classée comme légère, modérée ou sévère. Il suffit d'une thérapie comportementale pour venir à bout des 2 premières. La dépression sévère fera toujours intervenir un programme plus lourd et des antidépresseurs.



La dépression post-partum

Elle affecte entre 10 à 15 % des mères. De plus en plus de structures et de professionnels sont formés à en reconnaître les symptômes. Cela permet à la mère d'être rapidement prise en charge et de reprendre goût aux joies de la maternité.


Il convient de souligner que la dépression post-partum peut survenir au cours de la grossesse. Favorisée par les nombreuses variations hormonales et chimiques, elle s'immisce dans l'esprit de la jeune maman et la plonge dans des états dépressifs sévères.


Aucune femme ne devrait avoir honte de traverser un épisode de dépression post-partum. Dans ces circonstances, la famille et les amis sont cruciaux pour lui permettre de souffler et de retrouver ses marques petit à petit. Parler de son mal-être à ses proches est d'une importance capitale.


Le trouble bipolaire

Plus connu sous le nom de syndrome maniaco-dépressif, le trouble bipolaire induit un changement d'humeur radical en l'espace de quelques instants. D'une humeur maussade, le patient déborde tout à coup de joie sans aucune raison apparente, et vice versa.


Mais attention, ces états dépressifs majeurs peuvent le pousser à agir de façon totalement déraisonné. Courir nu au milieu de la rue, zigzaguer entre les voitures, jouer à l'équilibriste sur la rambarde d'une véranda... Le trouble bipolaire est une maladie grave qui ne peut être traitée que par un psychiatre.


La dépression saisonnière

C'est en hiver que ce trouble psychologique pointe le bout de son nez. En septembre, quand le soleil commence à perdre de la puissance, votre humeur peut chuter d'un cran.


Quand le printemps s'installe, que les marmottes sortent de leurs sommeils d'hibernation et que les hirondelles reviennent, votre joie fait un retour fulgurant.


Bien que considérée comme un trouble mineur, la dépression saisonnière mérite un détour chez le psychiatre. Des antidépresseurs peuvent se révéler utiles et vous permettre de ne plus vous laisser guider par le cycle des saisons.



La dysthymie

C'est l'un des états dépressifs les plus difficiles à diagnostiquer. Sa force réside dans sa durée : le patient est tellement accoutumé à cette baisse de régime qu'il la considère comme normale.


Pendant au moins 2 ans, le malade n'a pas un moral au beau fixe. Très souvent, il préfère se replier sur lui plutôt que de passer du temps avec ses proches. Il devient irascible à la prononciation de certains mots. Il est auréolé d'une aura de tristesse dont il n'arrive pas à se défaire.


Et le plus difficile, c'est qu'il ne s'en rend pas compte. Ce sont les proches du malade qui peuvent lui faire part de son changement d'attitudes et l'inciter à en parler à un professionnel.


La dépression psychotique

C'est la forme de dépression la plus sévère qu'il soit. Hallucinations auditives ou visuelles, paranoïa, pensées abracadabrantes... Rien n'est épargné à la personne qui en souffre.


Les nombreux épisodes psychotiques qui riment la vie du patient ont tendance à le rendre encore plus fragiles et augmentent le risque de suicide. La dépression psychotique est extrêmement rare mais elle nécessite une intervention ferme et immédiate !


La dépression atypique

À l'inverse de ce que laisse paraître son nom, c'est une pathologie des plus communes. D'après le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l'Association Américaine de Psychiatrie, ses symptômes sont au croisement d'une dépression classique et d'une dysthymie.


Sautes d'humeur et caractère inflammable sont toujours au rendez-vous. La seule différence est que les symptômes s'évanouissent une fois que le sujet vit un événement heureux.


Bien que commune, la dépression atypique ne doit pas pourtant être banalisée. C'est un trouble psychologique qui plonge le patient dans un état de souffrance psychologique profond. Même si elle peut paraître moins redoutable, elle ne l'est pas et nécessite le recours à un spécialiste.


La dépression découlant des troubles anxieux

C'est sans surprise que l'anxiété et la dépression ont autant de facilité à évoluer main dans la main. Ces troubles sont tellement proches que même les meilleurs médecins commettent parfois des erreurs.


En effet, tout comme la dépression, l'anxiété pousse le patient à manquer d'appétit, de sommeil, de motivation et de concentration. De même, l'utilisation d'antidépresseurs donne des résultats positifs en cas d'anxiété. Il est donc très difficile de la dissocier des états dépressifs classiques.


Une des rares différences réside dans la survenue de crises de paniques. Sous l'effet du stress, une personne atteinte d'anxiété peut voir son cœur s'emballer, ses mains devenir moites, et être victime d'un malaise.


En conclusion

À un moment donné de sa vie, tout le monde peut souffrir d'une dépression. Ce n'est pas une pathologie qui n'arrive qu'aux autres. Sombrer dans un état dépressif ne prévient pas et n'est pas réservé à une catégorie de personnes.


C'est pourquoi il est primordial que garder ses sens en éveil et de ne pas banaliser une amertume sévère. À l'instar de toutes les maladies, plus vite un état dépressif est pris en charge, plus tôt le patient sera remis de ses blessures.


N'hésitez pas à demander de l'aide.

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