Thérapie complémentaire en Suisse


22 Sep
22Sep

Vous vivez en Suisse et vous souhaitez devenir un thérapeute complémentaire qui travaille à votre propre compte ou pour une équipe interdisciplinaire ? Sachez que cette discipline est désormais très encadrée en Suisse et il faut passer par plusieurs échelons pour pouvoir l’exercer en tout professionnalisme.

Qu’est-ce que la thérapie complémentaire ?

On parle toujours de la thérapie dont tout le monde connait, mais peu de gens ne savent de quoi s’agit la thérapie complémentaire. Notez alors que c’est une pratique qui commence à trouver sa place dans le milieu médical. Elle vise à atténuer et résoudre les troubles de diminutions physiques en utilisant un processus qui sollicite la collaboration du corps, de l’âme et de l’esprit. Cela a aussi pour principal but de conduire à l‘amélioration du bien-être psychique et physique.
Autrement dit, cette pratique met en marche le processus de soins médicaux en renforçant la compétence de guérison ainsi que les capacités d’autorégulation. À noter que la thérapie complémentaire est constituée par des soins effectués différemment selon la méthode. Dans ce cas, on peut utiliser dans cette discipline le contact physique, la respiration, l’énergie, le mouvement, le tout combiné avec le dialogue. Actuellement, on connait et pratique déjà plusieurs méthodes complémentaires qui sont reconnues officiellement comme la thérapie crânio-sacrée. Entre autres, on distingue l’Acupressure, la Réflexologie ainsi que la Kinésiologie. Ces trois thérapies complémentaires sont d’ailleurs les plus utilisées couramment dans le milieu médical. Quoi qu’il en soit, on distingue d’autres méthodes qui ne sont pas encore officialisées, mais dont plusieurs praticiens en Suisse les pratiques déjà.



Examen pour faire la pratique de la thérapie complémentaire en Suisse

En Suisse, la pratique de la thérapie complémentaire est prise très au sérieux. En effet, puisqu’on parle ici d’une discipline qui affecte directement le bien-être et la santé d’un être humain, elle ne peut pas être réalisée par n’importe qui. Cela dit, depuis le 9 septembre 2015, le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation, de son abréviation SEFRI a approuvé le règlement d’examen en vue de l’obtention d’un Diplôme Fédéral de Thérapeute complémentaire. Cela dit, toutes les personnes souhaitant devenir un thérapeute complémentaire reconnu dans toute la Suisse doivent être admises à l’EPS. À noter que des conditions d’admissions sont également imposées par la SEFRI pour l’admission à l’EPS.
De ce fait, nul ne peut être admis à cet examen sans posséder au minimum un diplôme d’études secondaires ou des procédures d’équivalences. Aussi, les candidats doivent avoir obtenu un certificat de branche TC. De plus, une pratique professionnelle de 2 ans au minimum dans le domaine de la thérapie complémentaire est également recommandée pour pouvoir participer à l’examen. À défaut, le dossier de candidature ne peut pas être accepté.
Par ailleurs, le candidat doit prouver qu’il avait réussi une supervision agrée par l’OrTra TC avant l’examen. Cela est généralement fait 36 heures durant les 2 ans d’activités qui précèdent l’inscription. Pour dire simple, la pratique de la thérapie complémentaire en Suisse est très règlementée. Cela est uniquement dédié aux professionnels dévoués pour le métier et ayant des expériences réussies dans le domaine.

L’exercice du métier de thérapeute complémentaire en Suisse

En Suisse, l’essentiel des lois encadrant l’activité des professionnels de la santé relève du droit cantonal. Ainsi, dans certains cantons, il est impératif de déclarer l’activité aux autorités compétences. Cela est justement le cas si vous exercez votre métier à Genève. L’inscription est obligatoire et cela vous coutera environ 400 CF. Pour faire la déclaration au service du médecin cantonal, vous devez vous munir d’un certificat médical, d’une attestation d’assurance responsable civile, d’un CV et d’un certificat médical. Pour compléter votre dossier, il faut télécharger un formulaire de demande d’inscription.
Par contre, si vous exercez votre métier sur le canton de Vaud, sachez que la pratique de la thérapie complémentaire n’est pas prévue. Par conséquent, la pratique de la thérapie complémentaire dans ce canton se fait en marge de la loi. Cela en va de même pour le canton de Valais dont aucune inscription n’est nécessaire. Alors, dans ces deux Cantons, la pratique de la thérapie complémentaire est acceptée dans la mesure où elle est sans dangers et que le thérapeute agit avec un mobile honorable. Elle est également tolérée quand elle s’adresse à des personnes dûment informées et qu’aucune confusion avec la pratique médicale n’est constatée.
Quoi qu’il en soit, dans tous les cantons, la pratique de la thérapie complémentaire en Suisse doit être sans ambiguïté pour le fait que les thérapeutes ne sont pas des professionnels de la santé. Ainsi, ces thérapeutes ne doivent en aucun cas interférer avec une prescription d’un professionnel de la santé. De plus, ils n’ont pas le droit de prescrire des médicaments aux patients. Par ailleurs, aucune pratique complémentaire ne doit présenter des dangers aux pratiquants.



Les différents types de thérapie complémentaire en Suisse.

Bon nombre de personnes font recours à la thérapie complémentaire compte tenu d’innombrables avantages proposés par une telle pratique. Si vous faites partie des personnes qui font recours à ce type de traitement, sachez qu’il est possible de concilier diverses approches à condition que cela ne représente aucun danger. En effet, en prenant en considération de plusieurs disciplines possibles, il n’est pas toujours évident de définir les approches conciliables selon votre cas. Ainsi, seule votre équipe médicale sera capable de vous proposer les traitements qui vous conviendront, mais aussi pour prévoir les effets indésirables.
Parmi les approches complémentaires disponibles, l’Acupuncture est la plus connue. Pratiquée depuis plus de 2000 ans, elle est l’une des plus anciennes pratiques médicales qui sont encore en usage dans le monde. En tout cas, l’Aromathérapie, plus précisément les soins avec les huiles essentielles est aussi l’une des pratiques complémentaires de la thérapie. Outre ces deux disciplines, l’art-thérapie est également très utilisée, tout comme le Biofeedback ou rétroaction biologique et l’hypnose d’ailleurs.
Dans tous les cas, ces thérapies complémentaires ont les mêmes fins, c’est le bien-être physique et moral des patients.
Bref, la pratique de la thérapie complémentaire est à recommander à condition qu’elle ne soit pas confondue avec les approches médicales.

Commentaires
* L'e-mail ne sera pas publié sur le site web.